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LE FILS
de Christian Rullier. Mise en scène Pierre-Louis Lanier.
Spectacle conçu autour de deux formes indépendantes ou reliées.
Un parcours hors les murs, une représentation en salle.
L’histoire
Qui est Le Fils ? Est-il vivant ou mort, bon ou mauvais, génial ou minable ?
Ceux qui l’ont croisé viennent témoigner sous forme de monologue de leur rencontre avec l’Absent, écrivain cyclothymique, débauché et caméléon.
Raconter la vie d’un homme, ce n’est jamais une chose facile. Car « nous ne vivons que dans la mémoire des autres, écrivait Le Fils, mémoire trompeuse, défaillante, créatrice d’impostures, de faux pas et de faux papiers »…
La mémoire est myope
« Je me suis demandé ce qui resterait dans la tête de tous ces gens si je disparaissais, quelles traces ? » C. Rullier
Les spectateurs accompagnant les personnages sont comme des malvoyants posant et remettant leurs lunettes. Il y a un aller retour peu rassurant entre clair et obscur, fiction et réalité.
Le Fils, une pathologie hors norme ?
Si on se définit par les autres, alors on est multiple. Le Fils est fascinant parce qu'il accepte cet état de fait ! Il l'exprime par une mythomanie jugée maladive, alors qu'il est simplement lucide.
Il devrait faire taire tous les reproches que sa posture jusqu'au-boutiste provoque. C'est pourtant le contraire qu'il suscite. Il fait peur parce qu'il ment. Mais il ment parce qu'il ne se ment pas. Il accepte juste d'être son propre inconnu.
Les Traceurs sont comme des chercheurs voulant comprendre la personnalité et le parcours de l'Absent. Ils traiteront les témoignages comme autant d'informations sur un cas présentant une pathologie hors norme
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