HARD COPY

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« On ne mesure jamais assez à quel point on a peu
d’importance aux yeux des autres ».     Isabelle Sorente
Mise en scène Christophe Vincent
Texte de Isabelle Sorente
Création 2007
Avec Lise Ardaillon, Alexandra Carlioz, Raphaëlle Dernoncourt, Stéphanie Doche
Musiciens : KMA Bastien Dechaume, Rafaelle Fruttaldo, Dragan Bajic
Scénographie, création lumières : Didier Marchal
Costumes : Martine Giroud

LA PIECE

Quatre femmes, de niveau socioculturel et professionnel parfaitement identiques, travaillent ensemble dans un bureau pour le Groupe. Elles parlent de leur vie, se racontent les dernières nouvelles des maris, enfants et salles de gym… Dans ce quotidien qu’elles essaient de rendre conforme aux exigences de dynamisme du Groupe, elles étouffent… Au point qu’il leur faut trouver un exutoire, un moyen de respirer, de jouir enfin… Et lorsque le chef de bureau, objet de tous les fantasmes ne suffit plus, il faut trouver autre chose…

LE METTEUR EN SCENE

Christophe Vincent a été formé au centre professionnel L’Embarcadère de Besançon. En 1998, il rejoint la compagnie Alcyon / Patrick Mélior et joue dans L’éternel Féminin , Zig-Zag d’après Beckett (opéra théâtre de Besançon), Goethe-Faust (CDN de Besançon).
Comédien pour de nombreux projets, il travaille aussi pour le cinéma et la télévision : La légende des Milles Etangs, long métrage de Alain Baptizet avec Delphine Depardieu, Le crime des renards de Serge Meynard, avec Aurélien Recoing et Nathalie Besançon, La bataille du rail en Franche-Comté, film doc-fiction d’Eric Pagès. Il met en place un collectif de recherche avec sept musiciens et sept comédiens, puis fonde sa propre compagnie Cinématique Théâtre. 2007, il signe sa première mise en scène Glen Garry Glen Ross de David Mamet.
LA DEMARCHE
Coincés, enfermés dans les cases impitoyablement restreintes d’une société qui tend à faire de toute personne une valeur marchande, les quatre personnages ne bougent pas. Devant nous, ces femmes perdent à petit feu leur humanité qui se dilue dans un quotidien aseptisé. Elles se cherchent, se frottent, se racontent, s’épuisent, et se révélent.
La médiocrité assassine le divin. D’un côté, une vie des plus respectables, de l’autre, l’envie de briser l’ordre moral, de tromper l’ennui avec l’horreur, en débridant les plaisirs les plus pervers. Le quotidien se déforme en ce qu’il a de plus vulgaire, cruel, monstrueux. La dérive progressive vers l’excès semble être l’unique recours…
Le travail s’articule autour de la rythmique du texte et des corps, en lien direct avec la musique créée pour l’occasion et jouée en direct par le groupe KMA.
Cinématique Théâtre « Glengarry Glen Ross » premier volet du diptyque sur  http://cinematiquetheatre.free.fr